"Screaks Make Their Roads": With suspicions of plague in Russia, unproven "remedies" sold online
Published Not supplied · Discovered 9 Oct, 07:32 UTC · Original language: fr · Version 3
Face à la situation floue, des internautes proposent à l’achat des kits pour contrer la peste pulmonaire. Mais les remèdes proposés sont non éprouvés contre cette maladie, ou pourraient avoir des effets négatifs.
La nouvelle du décès d’une employée d’un laboratoire travaillant sur la peste en Sibérie a fait le tour du monde, jusqu’aux États-Unis et au Canada. La Russie a attribué ce décès à une « pneumonie », mais les États-Unis, l’Union européenne et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont réclamé à Moscou davantage de transparence.
Face à une situation encore floue, certains internautes surfent sur la peur et vantent déjà des « remèdes », non éprouvés pour faire face à la maladie. Sur les réseaux sociaux, des internautes américains et canadiens insistent sur la nécessité d’acheter un kit à 300 dollars présenté comme un remède pour éviter les urgences. « N’attendez pas que tout le monde se précipite. Préparez-vous avant d’en avoir besoin », peut-on lire dans la légende d’une vidéo Facebook visionnée plus de 161 000 fois.
« Créer des bactéries résistantes aux antibiotiques »
La marque qui propose ce kit est dirigée par un cardiologue américain qui a relayé des théories du complot notamment sur la pandémie de Covid-19. Contactée, elle n’a pas immédiatement répondu à l’AFP.
Sur les réseaux, Rogan O’Handley, connu sous le pseudonyme DC Draino, a vanté devant ses 2,9 millions d’abonnés ce kit affirmant qu’il contenait de la doxycycline. Cet antibiotique fait partie de ceux utilisés pour traiter la peste dans les pays touchés, afin d’endiguer les épidémies.
« Nous savons comment traiter (la peste) », affirme Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses, ajoutant que le cas suspecté en Russie « n’est pas le type d’infection qui pourrait créer une pandémie ».
Il précise que la prise d’antibiotiques en l’absence d’exposition avérée est dangereuse. « Vous modifiez votre microbiote intestinal et risquez de créer des bactéries résistantes aux antibiotiques qui empêcheront le traitement médicamenteux d’agir la prochaine fois que vous en aurez vraiment besoin », précise Paul Keim, chercheur spécialiste de la peste.
L’ivermectine de retour
Dans ces kits, se trouvent également des médicaments « difficiles à se procurer » comme l’ivermectine, ajoute-t-il, mais ce dernier « n’est jamais vraiment utilisé pour des infections bactériennes ». Il n’est en effet utilisé que pour des maladies parasitaires. Pourtant, il continue à être un remède vanté dans certains cercles de désinformation, en partie parce que les autorités l’ont écarté pour traiter le Covid-19 à la suite d’essais cliniques ratés.
Ce remède avait déjà été présenté pour lutter contre l’hantavirus apparu au printemps sur un navire de croisière. « Dès qu’il y a une crise, surtout dans le domaine médical, les escrocs font leur apparition », affirme Timothy Caulfield, expert en désinformation, ajoutant qu’ils exploitent « la peur et l’incertitude » pour vendre des produits non éprouvés.
Full text reproduced from leparisien.fr (publisher page, rights-checked under syndication).
View original at leparisien.frAbout this report
Original title: « Les escrocs font leur apparition » : avec les soupçons de peste en Russie, des « remèdes » non éprouvés vendus en ligne
Headline automatically translated into English. Machine translation can contain errors; refer to the original reporting.