Peste en Russie : les autorités ont examiné les cas contacts et annoncent qu'aucune infection n'a été détectée
Published Not supplied · Discovered 9 Oct, 20:32 UTC · Original language: fr · Version 2
La mort d’une technicienne de laboratoire de 28 ans à l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, en Sibérie, a fait remonter brutalement la peur de la peste pulmonaire jusqu’en Europe et aux États-Unis. En effet, après plusieurs jours de flou, les autorités russes affirment avoir bouclé l’enquête sur les cas contacts : près de 5000 analyses ont été menées sans qu’aucune infection dangereuse ne soit mise en évidence. Le gouverneur Igor Kobzev a assuré que "la surveillance médicale de toutes les personnes ayant été en contact avec la patiente est terminée. Aucun trouble de santé lié à une pathologie infectieuse n’a été détecté", ajoutant que les examens "n’ont révélé aucun micro-organisme pathogène dangereux". De quoi calmer en partie les inquiétudes autour de cette affaire de peste en Russie, cas contacts, même si l’OMS et plusieurs pays continuent de réclamer des précisions.
De la mort d’une laborantine aux soupçons de peste en Sibérie
La jeune femme travaillait dans l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, un laboratoire spécialisé dans les agents responsables de la peste, au cœur de la Sibérie. Son décès, annoncé le 2 octobre 2026, a immédiatement fait craindre une contamination par la peste pulmonaire, forme respiratoire de la maladie. L’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor avait d’abord évoqué une "pneumonie" d’origine "indéterminée", sans dissiper les doutes sur un possible accident de laboratoire.
Face à l’ampleur prise par le dossier, le Kremlin est intervenu par la voix de Dmitri Peskov, qui a dénoncé des informations médiatiques dont "la grande majorité" seraient "fausses". Dans le même temps, des mesures sanitaires ont été déclenchées autour d’Irkoutsk : identification des collègues, soignants et proches de la technicienne, isolements ciblés et série de tests supervisés par le gouverneur.
Près de 5000 analyses des cas contacts, aucune infection détectée
Les autorités régionales expliquent que près de 5000 prélèvements ont été réalisés sur les personnes considérées comme cas contacts. Au terme de cette campagne, Igor Kobzev affirme que les médecins n’ont retrouvé ni peste ni autre infection jugée dangereuse. Rospotrebnadzor parle d’absence de "risque épidémique" en Sibérie et rappelle qu’aucun cas récent de peste n’a été officiellement enregistré dans la région d’Irkoutsk.
Un cas contact correspond ici à toute personne ayant eu un contact rapproché avec la laborantine, que ce soit au laboratoire, à l’hôpital ou dans la sphère privée. Toutes ont fait l’objet d’une surveillance clinique quotidienne, complétée par des analyses biologiques, selon le site d'informations 20 Minutes. La peste est une infection bactérienne qui, sous sa forme pulmonaire, se transmet par gouttelettes respiratoires et peut être rapidement mortelle sans traitement antibiotique précoce, souligne l’Organisation mondiale de la santé.
Pneumonie contractée en communauté et risque pour la population
Les autorités russes attribuent désormais le décès à une pneumonie contractée en communauté, c’est-à-dire une infection respiratoire acquise hors hôpital ou laboratoire, que le gouverneur présente comme sans lien avec le travail de la jeune femme. Il précise qu’elle "avait été vaccinée et disposait d'une immunité contre les infections dangereuses avec lesquelles elle travaillait" et qu’aucun incident de manipulation d’agents pathogènes n’a été signalé dans l’institut. Moscou assure ainsi que les investigations sanitaires sont terminées et qu’aucune contamination n’a été détectée parmi les contacts, tandis que les États-Unis, l’Union européenne et l’OMS continuent de demander les données détaillées de ces analyses, afin de confirmer l’absence de risque durable pour la population locale et au-delà.
Full text reproduced from melty.fr (publisher page, rights-checked under syndication).
View original at melty.frAbout this report
Original title: Peste en Russie : les autorités ont examiné les cas contacts et annoncent qu'aucune infection n'a été détectée